Illustration d'une pieuvre cosmique aux tentacules dorées sur fond de ciel étoilé bleu profond — évocation de l'intelligence multiple du très haut potentiel intellectuel

Le très haut potentiel intellectuel (THPI), intuitif et intense

Le THPI, un niveau de conscience où tout se relie

Nous discutons depuis 20 minutes et on se marre.

On se dit que si des gens nous écoutaient, ils percevraient du charabia !

À ce niveau de conscience, nous savons très bien que les mots n’ont aucun sens. En quelques minutes, Sophie me parle de la forme-émotion qu’elle ressent profondément comme étant la parfaite synthèse de tous ses malentendus avec « cette vie là » (Sophie est autant spirituelle qu’hyper logique, et cela n’a rien à voir d’ailleurs avec le spirituel et l’hyper logique, c’est un tout…).

Cette forme-émotion est un univers multidimensionnel aux contours lisses bleutés, avec des étoiles dorées d’élégance et de douceur. Et l’on fait ce que l’on fait en coaching spécialisé THPI : rien (d’autre que de laisser être).

Il n’y a plus rien à faire quand on autorise la personne THPI à parler avec son langage qui ressemble à des mathématiques-émotionnelles-intuitives-spirituelles. Tout l’imaginaire est d’une rigueur et d’une beauté absolue.

Tout est d’une justesse qui fait que pour moi une séance de coaching suffit à justifier une vie.

Des séances qui durent deux heures, avec quelques secondes d’éternité.

La personne THPI ne voit pas du temps mais de l’énergie.

Le THPI est un langage émancipateur

Nous pouvons avoir cette authenticité là entre personnes THPI. Les mots sont clivants. Ils séparent pour créer des cases qui rassurent les égos, les mécanismes de défense psychiques.

Ainsi, nous sommes conscients que ce que je vais écrire sur le THPI pourrait sembler dépourvu de sens conventionnel. Par définition même du THPI qui met en échec les maux — les mots.

Je vous invite simplement à écouter la mélodie de l’écriture, les autres niveaux de lectures, qui ne s’explicitent pas, les formes-émotions que vous voyez se dessiner par-delà nos rôles respectifs ici dans cette vie, par-delà l’écran du téléphone ou de l’ordinateur, par-delà les mots pour y voir non plus des cases mais des fenêtres sur l’univers des possibles.

Ce que j’écris peut être vrai ou faux selon l’angle de vue que l’on prend avec le mental. On en a conscience. Mais la pensée THPI se situe au-delà du vrai et du faux, l’important est de sentir ce texte avec un « angle de ressenti » qui soit juste pour vous. Pour que les maux deviennent émancipations.

Mais non, les maux sont importants, car j’ai envie d’avoir la preuve que les solutions marchent ! dit le faux-self. Car je veux savoir comment faire en tant que THPI pour m’adapter et réussir ! Je veux savoir qui je suis ! Je veux me rassurer ! Nous savons bien que ces questions ne parlent que des mécanismes de défense du faux-self. Nous savons bien que c’est la société qui parle à travers vous : objet que vous êtes, objet du désir des autres, il faudrait que ce texte ait un rendement…

Ce texte, il faudrait qu’il me donne de l’information pour me faire oublier un peu plus longtemps que je suis un sujet qui a le droit à un amour vrai de la part de moi et de l’autre. Qui a le droit de vivre vraiment.

Oui, je suis désolé pour la tristesse qui émerge peut être, mais il faut l’écrire à nouveau : vous avez le droit à un amour vrai, sans aucune adaptation qui rode comme les fantômes du passé, vous qui n’avez pas toujours été désiré. Vous, personne si merveilleusement pas aimable car elle dit les vérités qui dérangent.

Ainsi, le temps de ce texte, le temps de cette bulle, je vous propose de laisser venir ce flou identitaire, ce vertige, sur lequel le faux-self ne va pas pouvoir s’agripper. Et d’accueillir ce qui donne une vraie sécurité ontologique : sentir intuitivement dans ce texte quelque chose qui vous est juste.

Quand on saisit ce qui est juste, il n’y a rien à ajouter. La justesse est la mère qui n’abandonne pas.

C’est totalement différent de saisir ce qui serait justice, ce qui serait vrai, ce qui serait pertinent ! (Là, c’est le père auquel on s’adapte et qui abandonne).

Bon, ce texte va être très dense, mais nous allons le déplier ensemble via vos commentaires (ci-dessous) et nos échanges. Le THPI se construit ensemble.

Nous n’avons pas commencé notre article, et peut-être avons-nous tout dit avec cette notion de se saisir de ce qui est intuitivement juste (dans tous les domaines), plutôt que de chercher des solutions (traduction : des compromis où votre douance, votre singularité — votre identité, siège de votre zone d’excellence — sera la perdante).

Une analogie. Comme avec le toxique, chercher la solution relationnelle fait partie de son jeu. On s’en échappe quand on renonce à trouver une solution et qu’on fait en sorte qu’il ne soit plus un problème ! (le quitter)

En réalité, je l’écris ici dans cet article qui est à un autre niveau de conscience : c’est la recherche de solution qui est elle-même toxique. Le mythe du toxique nous éclaire sur la toxicité de la recherche de solution (toxique car, si je recherche, cela présuppose qu’elle n’est pas déjà là, cette solution).

On peut l’accueillir, par contre, cette solution. Et cela change totalement le champ relationnel entre le soi et la solution.

Dans cet article, je vous souhaite un beau voyage à la découverte de ce que vous savez déjà. Ce que vous savez tellement que vous l’avez oublié.

Pour me présenter rapidement, je suis Matthieu Lassagne, coach PCC ICF et superviseur spécialisé HPI/THPI depuis plus de 10 ans, auteur de « Tous HPI ? Comprendre et libérer les potentiels » (AFNOR Éditions, 2023), conférencier et formateur de coachs.

Aujourd’hui (2026), toujours spécialisé en atypiques au sens large, une sous-spécialisation forte s’est installée pour les femmes THPI cadres et dirigeantes.

Je vous souhaite une belle lecture.

Illustration aquarelle d'une femme soulevant un voile étoilé révélant une lumière dorée — symbolisant la découverte de soi dans le parcours THPI

La nuance entre le THQI et le THPI

Qu’est-ce que le THQI (Très Haut QI) ?

Le THQI correspond à un QI > 145 (basé sur l’Échelle Wechsler) certes, mais j’ajouterais : à un test présentant une marge d’erreur suffisamment réduite pour conférer un sens réel à ce QI, et incluant des exercices explorant l’intelligence profonde, tels que la matrice de Raven, l’intelligence verbale, etc.

Il peut être intéressant de connaître son THQI, dans le cadre de l’étude d’un trouble psychique bien sûr, mais aussi, sur le plan du développement professionnel, pour dédramatiser la différence de vitesse.

Le THQI est la version limitée mais mesurable du THPI. Nous nous situons dans un autre cadre (thérapie, diagnostics…), une autre intention (soigner, ou étudier scientifiquement). Il n’existe pas de corrélation claire à ma connaissance entre THQI et HPE, sensibilité, intuition (dans le détail, tout cela est nuancé). Le THQI n’est pas en soi une fragilité mais parfois une pièce du puzzle à identifier pour comprendre une fragilité dont la cause est multiple.

Donc, ce THQI détecté par le WAIS étant une mesure limitée de l’intelligence, vous pourriez me dire : si je vais bien (ou si mes enfants vont bien) pas besoin de le passer ! Il y a un intérêt tout de même dans le WAIS-IV pour le développement de soi : souvent, les premières personnes concernées ne s’imaginent pas une seconde HQI, encore moins THQI, y compris les femmes pour des raisons d’éducation.

Elles se reconnaissent HPE, intuitives, multipotentialistes, peut-être, mais surtout pas THQI !

Et parfois elles ont presque entièrement juste au test (QI > 145) et croient que la thérapeute a voulu leur faire plaisir. Les faits sont têtus et remettent en question les croyances qui arrangent bien le système familial et la société.

Il est d’usage de dire que ce QI est « la mesure de l’intelligence des dominants ». Oui – écrire un livre sur le sujet m’a fait visiter l’utilisation que l’on a pu en faire – et non !

Non car il peut aussi révéler, éclairer, un système d’emprise et de domination sociétal, familial, qui ne veut surtout pas que vous leviez le voile sur la réalité de votre intelligence, et donc, de votre juste place.

Le WAIS, acronyme de Wechsler Adult Intelligence Scale, est l’un des tests d’intelligence les plus utilisés et reconnus au niveau international pour évaluer l’intelligence chez les adultes et les adolescents âgés de 16 ans et plus. Le WAIS est structuré autour de plusieurs sous-tests qui explorent diverses compétences cognitives, telles que la compréhension verbale, le raisonnement perceptuel, la mémoire de travail et la vitesse de traitement. Sa version la plus récente est le WAIS-V (2024). Il n’en reste pas moins très limité au regard de l’ensemble des types d’intelligences moins directement mesurables qui existent.

Le THPI (Très Haut Potentiel Intellectuel, Intuitif, Intense) ?

Ici, notre intention est de structurer des processus de réussites professionnelles (qui s’inscriront aussi dans le personnel) et d’ouvrir les possibles. Il n’est plus essentiel que notre définition soit entièrement mesurable et scientifique ; ce qui importe, c’est que notre grille de lecture apporte un soutien efficace.

Je propose en effet une définition ouverte du THPI, en cohérence avec l’ouverture des personnes THPI elles-mêmes. Celles et ceux que je rencontre disposent d’un QI très élevé ou de réalisations professionnelles équivalentes (et pas toujours), mais le THPI va bien au-delà.

L’essence du THPI tel que nous la percevons est un autre rapport au monde :

  • Un corps qui ressent tout si intensément
  • Une perception intense, holistique, systémique, poétique du monde
  • Une pensée intuitive et sensible qui voit tout ce qui est là
  • Une fulgurance dans la capacité à se faire une représentation intuitive synthétique d’une problématique dite complexe par les autres
  • Une intelligence qui englobe les sphères cognitive, émotionnelle et spirituelle, formant un tout cohérent qui va au-delà des conceptions habituelles associées à ces domaines

Le THPI : une intelligence à concevoir en étoile

Il convient de s’émanciper de la vision d’une ligne entre l’intelligence normale, le HPI, le THPI qui progresserait uniquement avec le QI.

Une personne avec un QI de 150 peut juste être THQI (le THQI, bien que significatif, ne capture pas à lui seul l’étendue des capacités ou du potentiel d’une personne).

Alors que nous pouvons considérer comme Très Haut Potentiel une personne certes rapide sur le plan cognitif sans avoir de QI mesuré, mais avec une histoire de vie qui l’a mise en contact très tôt avec la spiritualité, et l’intuition, l’intensité, l’émotion, l’empathie.

Ainsi, le continuum entre HPI, THPI, TTHPI, évolue en étoile sur divers types d’intelligences. Le spectre du potentiel intellectuel s’étend bien au-delà d’une simple progression linéaire, se développant plutôt comme une constellation étoilée qui embrasse diverses formes d’intelligence.

Si nous devions poser (arbitrairement nous sommes d’accord) une différence HPI / THPI : ce feu qui habite le HPI deviendrait une étoile ultra intense chez le THPI. Tous les enjeux du HPI ne sont pas simplement plus intenses, mais prennent une tonalité, une texture encore qualitativement différente.

C’est comme l’émergence de la conscience avec la complexité d’un système : il y a un effet seuil qui fait que la somme de différences quantitatives fait émerger une différence qualitative.

Et si nous posons des étiquettes ici pour nous repérer (et sans trop les prendre au sérieux), l’important n’est pas « est-ce que je le suis ? », mais « dans mon contexte, est-ce que la grille de lecture du THPI est aidante » ?

Par exemple en coaching, prenons une personne qui commence à me dire qu’elle perçoit le temps comme de l’énergie et qu’elle pense cela anormal. Elle me dit aussi qu’elle se sent être une imposture parce qu’elle réussit en ayant l’impression d’avoir à chaque fois de la chance. Plutôt qu’elle reste enfermée dans ces étiquettes culpabilisantes projetées par la société / le passé, je lui parle de la grille de lecture du THPI pour ouvrir sur une autre lecture de l’histoire de vie, des pensées et des émotions.

Portrait aquarelle d'une femme de profil avec des fleurs et formes organiques jaillissant de sa tête — représentation de la richesse cognitive du très haut potentiel et de l'hypersensibilité

L’essence du défi de la personne THPI

Qu’il s’agisse de la solitude, du rapport complexe à un monde du travail sclérosé, de la sidération face aux normes d’un autre temps, de la différence de son rapport au temps avec les autres, de l’ennui, de l’incompréhension de la lenteur et de l’incohérence… une essence particulière traverse ces différents enjeux :

  • Dès le plus jeune âge, la personne THPI a appris un langage verbal, émotionnel, comportemental qui n’est pas le sien. Un langage plat, séquentiel, fait de frontières, arbitraire.
  • Avec un tel langage, ne pas trouver de solutions est un signe que votre cœur est plus fort que votre faux-self ! Le THPI c’est la capacité à avoir un vrai-self qui sabote vos tentatives à être une autre personne.
  • La solution est d’une simplicité absolue, TROP simple. Adopter votre langage holistique, systémique, symbolique qui connecte les mots — les pensées — les émotions — les actions — le spirituel — le temps et l’espace.

Ainsi, souvent, le syndrome de suradaptation pourrait être vu comme l’enjeu principal dont tous les autres ne sont que la conséquence.


Certains éléments résonnent ? Trouver la juste place en tant que THPI par la réflexion uniquement, cela ne marche pas, car on modélise alors sa réticence à se lancer dans la vie et à se découvrir. C’est via l’exploration de projets professionnels ou de changements de postures au travail que cette juste place émerge. Accompagner des cadres et dirigeants THPI dans cette traversée, c’est précisément mon métier depuis plus de 10 ans.

Comment ces défis se matérialisent sur le terrain chez le THPI ? Et quelles solutions ?

Syndrome de Cassandre

  • Principal talent concerné : sentir comme une évidence ce qui est là (la véritable intention d’une personne, l’émotion dans un groupe, LE sujet de l’entreprise qui est systémique et qui est une croyance…)
  • Enjeu perçu en mode adapté : décalage avec les autres, peur d’être seul et abandonné
  • Croyance intériorisée sous-jacente : je dois être loyal au lieu où je vis, ma famille, mon entreprise / je peux être AVEC l’autre sans être moi-même…
  • Solution en utilisant son mode de perception THPI : j’écoute mon intuition qui n’arrête pas de me prévenir de ce que je dois faire et qui a toujours raison même si elle est hors norme (elle se sent autant incomprise de vous / que vous incomprise par les autres) ; en reflet systémique, les bonnes personnes vous écoutent.
  • Solution intermédiaire plus concrète : oser parler vrai et établir un lien de confiance avec l’autre. Tester différents modes de communication et ajuster. Implique le droit à l’erreur.

Exemple classique

Cette équipe de direction marche sur la tête et n’écoute pas vos propositions qui vous semblent pourtant tomber sous le bon sens. Mais vous, vous n’écoutez pas votre intuition qui vous dit de vous désenclaver d’une sombre entreprise en France et d’une emprise familiale pour aller à l’international trouver une autre vie, multiple, stimulante, et un job où vous êtes rémunéré et considéré à la hauteur de vos talents.

Sentez votre frustration face à l’incompétence, le manque de vision, le manque d’intelligence émotionnelle dans la société là où vous avez choisi d’être : votre intuition a vis-à-vis de vous une frustration exactement de la même nature face à votre entêtement à passer à côté de votre vie pour vous adapter à ce qui n’en vaut pas la peine.

Culpabiliser ? Non, simplement être en conscience. Voir ce qui est là, en vous aussi, avec ce regard clair du THPI.

Avec ce regard là, conscient et sans culpabilité, Sophie dit à son équipe qu’elle comprend que ce qu’elle dit est difficile à entendre. Et dans une fluidité nouvelle, elle dit ce qu’elle propose, simplement. ça vient tout seul. A l’intuition.

Le Comex accepte finalement une partie de ses propositions, et surtout la relation est plus fluide.


Vous être coach ou accompagnez d’autres personnes : la supervision spécialisée, car les enjeux éthiques et les potentiels à libérer sont spécifiques

Portrait aquarelle d'un visage aux yeux clos composé de formes cubistes dans des tons chauds et bleus — évocation de la complexité intérieure du THPI et de la multipotentialité à un niveau existentiel

La multipotentialité

  • Principal talent concerné : se sentir profondément multiple à l’intérieur, jusqu’à son identité intime, et avoir besoin de multiplicité dans l’action
  • Enjeu perçu en mode adapté : comment je peux faire pour avoir un style de vie plus adapté à mes besoins ?
  • Croyance intériorisée sous-jacente : le respect de mes besoins est négociable, c’est une variable d’ajustement. La pensée est anti-systémique : je me donne −, l’autre a + / en n’existant moins je me ferai pardonner d’être moi et l’autre ira mieux.
  • Solution en utilisant son mode de perception THPI : je construis ma vie autour de ma multipotentialité, avec celles et ceux qui me suivent. Je prends soin de l’autre (sans jeux psychologiques) parce que j’existe au préalable et que je reste ferme sur le respect de mon existence. Si je suis +, je donne l’exemple à tous les autres de s’autoriser à être +
  • Solution intermédiaire plus concrète : je m’offre quoi qu’il arrive une bulle d’inspiration libre (ni famille, ni travail, ni loisirs) de x heures toutes les semaines.

Exemple classique

Claire décide de partir seule quelques jours. Elle se retrouve face à une page blanche : elle n’arrive pas à réfléchir, aucune inspiration ne vient. En séance, on accueille cet absence de résultats, on pose des hypothèses. Sophie décide d’être certaine qu’à un autre niveau quelque chose travaille. Tous les jours, quand elle prend du temps pour elle, le « je ne sais pas quoi faire », le manque de confiance, le manque d’estime se montrent pleinement. En séance, on accueille ces émotions désagréables, ce vide, avec cette décision ferme que cela a de la valeur, y compris professionnelle. Comme si je n’avais pas le droit d’y voir clair laisse-t-elle échapper. Ce sera un déclic. En séance, on parle de ces artistes qui au début sont dans l’art pour dire quelque chose (l’ombre) et évoluent vers l’art pour l’art (lumière). Dans un bulle d’inspiration, elle expérimentera « le THPI pur » : aucune message à transmettre, aucune juste place professionnelle à trouver, aucune mission de vie : sous forme écrite ou de dessin, l’art abstrait pur comme à Naoshima au Japon. Du Kandinsky, Hilma af Klint…en séance on pose en méta que c’est une activité professionnelle en soi. La névrose, la page blanche ? Autant qu’elle soit absolue. En parallèle : un job bien plus sympa se trouve, justement parce que ce n’est plus le sujet. A chaque fois qu’on parle d’art et qu’on va dans les étoiles, un entretien se passe bien, un collègue la félicite pour son travail, une prise de parole est fluide. C’est cela, le coaching co-construit avec les THPI ! (inspiré du croisement de plusieurs faits réels).

Quête de sens

  • Principal talent concerné : un univers intérieur d’une immense beauté, cohérence, simplicité complexe
  • Enjeu perçu en mode adapté : comment je peux trouver le sens ? Comment ma vie peut avoir un sens dans ce monde… à quoi tout cela sert ?
  • Croyance intériorisée sous-jacente : le sens est comme extérieur à moi et se cherche. Il faudrait trouver une mission de vie parfaite pour sauver un monde parfait lui aussi.
  • Solution en utilisant son mode de perception THPI : je me lance dans la vie, je joue, je fais des rencontres, et je laisse l’essence multiple de qui je suis émerger naturellement. J’ai le droit de jouer, le sens est là. Le sens émerge du droit de jouer et d’être libre, de se connecter à soi et à l’autre. On le comprend tellement en se connectant plus au cœur et au corps.
  • Solution intermédiaire plus concrète : c’est quoi de différent qui me fait kiffer et que je pourrais tester ? Ce peut être une toute petite chose au travail.

Exemple classique

Je suis en reconversion après un burn out. Je me pose la question de devenir coach, consultant, formateur. Avec mes pensées-émotions-comportements en mode adapté, je me dis que je dois d’abord me trouver, faire des tests de personnalité pour mieux me comprendre, faire des écoles pour être légitime à coacher ou à faire du conseil. Ici, je m’adapte au paradigme d’une ligne de vie séquentielle, avec un passé, un présent, un futur.

En m’autorisant à penser avec mon langage, j’embrasse ma ligne de vie dans son ensemble, et une part de moi connaît déjà ce que j’apprendrai aussi bien que ce que j’ai appris. Je teste directement mes prestations sur le marché à un tarif directement à la hauteur de mes talents (pas du marché, de mes talents). J’utilise pour cela la sagesse que je n’ai pas encore, que l’on peut appeler intuition. En me jetant directement dans le flux de la vie, je laisse cette identité qui est déjà là me traverser. J’obéis bêtement à mon intuition, je suis son numéro 2.

Avec ce niveau de perception, il n’y a plus progressivité mais immédiateté. La reconversion n’existe plus, un mot aussi lourd que « bilan », « orientation ». Émerge la cohérence de la ligne de vie et ce qui va se faire naturellement, en alliant pensée séquentielle et intuition. La réussite peut se faire en toute cohérence par bonds car elle est à interpréter au-delà du temps.

Communication

  • Principal talent concerné : un langage à un autre niveau de conscience, à la fois logique, émotionnel, intuitif, spirituel. Vous condensez par exemple tout l’enjeu d’une entreprise en quelques phrases ou quelques slides, qui n’ont l’air de rien, mais qui dénotent une compréhension d’une profondeur fulgurante (que vous ne voyez pas, et que l’autre ne voit pas)
  • Enjeu perçu en mode adapté : comment je peux communiquer ?
  • Croyance intériorisée sous-jacente : il serait possible de communiquer en tant que THPI / avec suffisamment d’effort, je peux dire la vérité / la vérité existe et je dois dire la vérité
  • Solution en utilisant son mode de perception THPI : ce qui compte c’est mon intention, reliée au sens, et je dis ce que les autres ont besoin d’entendre et ce qu’ils peuvent entendre. En écoutant ma pensée multiple THPI plutôt que les injonctions, je me dis que les phrases ont finalement peu d’importance par rapport à l’émotion que je mets dans le champ dans le rapport à l’autre, la création de relations de confiance, la prise en compte de l’émotion
  • Solution intermédiaire plus concrète : idem Cassandre, oser parler vrai sur des sujets choisis, parler de la confiance + les résultats extraordinaires de la méta-communication (parler ensemble de la manière de parler). On ajoutera le droit d’être politique et l’émancipation d’un perfectionnisme qui oublie l’intention à long terme. Ce n’est plus la peur qui parle, mais l’intention.

La différence de vitesse

  • Principal talent concerné : force de travail, vitesse dans le traitement de l’information et dans la résolution de problématiques complexes
  • Enjeu perçu en mode adapté : négation qu’il s’agit d’une différence de vitesse (je suis anormale) ou croyance que c’est identitaire
  • Croyance intériorisée sous-jacente : si quelque chose ne va pas, c’est de ma faute, je dois m’améliorer
  • Solution en utilisant son mode de perception THPI : On ne change pas le monde, on peut changer la multiplicité de ses contacts avec le monde.
  • Solution intermédiaire plus concrète : s’installer dans l’ennui (une réunion) jusqu’à percevoir ce qui se joue d’invisible entre les gens.

Exemple classique

J’écrirais ici qu’une absence apparente de solutions cache toujours un désir interdit. Julien s’autorisera tout un travail de développement personnel, et plusieurs activités professionnelles. Développer la gratitude, faire du sport, écrire…c’est très bien, mais la solution se trouve à un autre niveau. S’autoriser une vie multiple et en expansion.

Des préjugés décuplés de la part de la société et des injustices factuelles

Prendre au sérieux le HPI et le THPI, notamment chez les femmes, encore plus si d’autres différences s’ajoutent, serait essentiel dans le milieu carcéral, judiciaire, médical et psychologique et bien d’autres. Les malentendus sont extrêmement nombreux. Quand l’intelligence s’ajoute à une différence qui fait déjà l’objet de récit, préjugés, stéréotypes ou fantasmes, cela décuple les injustices, les incompréhensions, la solitude.

Les femmes THPI (80 % de la clientèle, pour des raisons sociétales justement), témoignent à quel point il est complexe de trouver un homme, même THPI lui aussi, qui accepte qu’une femme puisse avoir de l’énergie, une part de yang par exemple, ou être hors norme sur d’autres plans (sexualité, genre, manière d’aimer, manière de réussir professionnellement).

La personne THPI est souvent multiple, et s’émancipe de toutes les cases. L’autre sent jusqu’à sa vie menacée : comme le dit Carlos Tinoco, ce dernier justifie son existence par la participation à un récit dont la personne THPI risque de révéler tout le mensonge. D’où tous ces rejets incompréhensibles, souvent soudains, qu’on peut tellement dédramatiser avec cette grille de lecture.

Et pas besoin de dire quelque chose en réunion pour être rejeté. Votre simple énergie a déjà trop de puissance révélatrice du mensonge des récits !

Sans dénier que statistiquement, les injustices sont là, et surtout en suspendant toute culpabilisation et tout glissement du type « c’est un jeu relationnel auquel je participe », voici ce que je retiens de l’observation des personnes THPI très multiples et qui ne sont pas victimes de ces préjugés ou moins : elles ont suspendu tout préjugé contre elles-mêmes et assument positivement et pleinement cette multiplicité, dans la paix, la sérénité, et la détermination.

Conclusion

La conclusion n’existe pas pour ces personnes qui fonctionnent en spirales et non en lignes droites. Peut-être puis-je vous écrire que c’est ici que l’article se termine, et que c’est ici que tout commence.

Je voudrais partager avec vous une seconde d’éternité. Je suis derrière un écran mais je me sens plus en lien, ici, dans cet espace symbolique, que si l’on discutait en vrai avec votre faux-self.

Je vous propose de contempler cet instant où tout commence et n’a pas encore commencé. Où l’on sent ce printemps qui n’est encore qu’un possible, et qui est là. Cet instant où l’on ne respire pas encore (retenez-vous encore un peu d’exister, cet instant est tellement beau), mais où dans l’esprit, il y a une clairière — Pontalis —, avec cette possibilité de respirer enfin.

Respirez la possibilité de respirer enfin.

Je comprends que l’on puisse passer sa vie en faux-self : cela revient à passer sa vie à contempler cet instant où l’inexistence est surprise par la lumière de l’existence, et ne s’est pas encore effondrée. Une manière de revivre la naissance de l’univers.

Alors vivons-la pour passer à autre chose !

Je vous propose donc ce petit texte, écrit avant de savoir que je ferai du coaching spécialisé THPI, grâce à tout ce que vous m’avez appris après…

Rien n’existait, ni même le rien.

Le rien d’avant notre naissance. Le rien à partir duquel sont nés l’univers, les multivers et autres grands touts tordus, infinis et multidimensionnels qui nous englobent. Le rien que nous sommes aujourd’hui, par rapport à ce que nous serons demain. Le rien.

Il n’y avait que l’immense machine du néant. La machine aux contours impossibles à dessiner, faite d’absences. Elle fonctionnait paisiblement derrière le voile de son inexistence, dans l’infinie précision de son temps qui ne s’écoulait pas, dans la logique dont elle ne disposait pas, sur ses fondations faites de vide.

Puis une angoisse, une fissure. Une lueur. Un éclair minuscule. Une roue dentée avait dû se gripper. Pourtant, cela aurait dû être impossible, car la machine n’existait pas. Ce petit éclat, vous pourriez le nommer naissance de l’univers, ou bulle de savon. Peu importe, car les mots eux-mêmes n’existaient pas.

Un petit éclair. Alors qu’il n’y avait que le rien : passage immédiat du désert du néant à autre chose !

Ce petit éclair si minuscule s’avéra plus redoutable que tout ce qu’il ne nous sera jamais possible d’imaginer. Pas de par son intensité électrique, sa force, ni sa taille, ces notions étaient encore si loin d’exister. Non, ce qu’il avait de redoutable, c’était son existence elle-même. Pour la première fois, quelque chose existait. C’était à peine un petit point, innommable, intemporel, un petit rien du tout. Mais c’était quelque chose.

Une lueur, qui a créé l’existence pour exister, qui a volé le droit d’existence dans une rébellion infinie alors que ce concept n’existait pas.

Un éclair, qui est allé se trouver une lumière qu’il n’avait pas, ayant depuis toute l’éternité qui n’existait pas, suivi assidûment ses cours à l’école du néant.

Et cette lueur éclaira le néant autour, qui dut se mettre soudainement à exister, en un rien de temps, pour être le rien par rapport à quelque chose.

Et c’est alors que fut trahie l’immense machine du néant, qui dut sortir du voile de son absence pour devenir le noir qui entoure la lumière.

Et c’est ainsi que les mécanismes énormes, impénétrables, de l’empire du rien furent trahis par une simple petite luciole.

Et après on connaît la suite.

Voilà, maintenant que c’est nommé, il n’y a plus qu’à exister.

Vous êtes né, et, encore une fois, pensons au-delà du temps : ce n’est pas ce texte qui vous a fait naître, mais parce que vous êtes déjà né que vous êtes tombé dessus.

Maintenant que l’introduction de cet article est terminée, je vous laisse lire la suite en le reprenant depuis le début.

Bien à vous tous

Matthieu Lassagne

Ce que des personnes THPI en disent

Pour la première fois, j’ai l’impression que quelqu’un parle la même langue que moi sur cette Terre. C’est étrange, on dirait que tu as fouillé dans ma tête et défait cet énorme nœud de pensées confuses. Mes idées ont été ordonnées et traduites en français, ça m’a fait pleurer. Je me suis sentie moins seule un instant.

— Elizabeth

Tout est tellement juste que vos mots sont superflus et à la fois fulgurants. Comme une impression d’être profondément soi…

— Stéphanie

Cette grille de lecture est plus qu’aidante, elle est libératrice.

— Natacha K.

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(sans demande d’email, et on pose en conscience qu’il s’agit d’une aide à la réflexion uniquement)

17 commentaires

  1. Merci pour vos articles, en les lisant j’ai l’impression que vous racontez ma vie.
    C’est assez impressionnant.
    J’en suis encore à l’étape thérapie (à force de vouloir me normaliser + quelques traumas c’était un passage obligatoire).
    Mais vos conseils m’aident à y voir plus clair car je ne me reconnais dans aucun autre mode de fonctionnement.
    Encore merci

  2. Tout est tellement juste que vos mots sont superflus et à la fois fulgurants.
    Comme une impression d’être profondément soi…

  3. Une belle claque que de lire ces mots…
    J’aimerais tellement que cela soit possible, arrêter de chercher des solutions…
    Tout m’indique qu’il y a d’autres possibles mais je suis paralysée. Que me reste-t-il ? Croiser les doigts ?

  4. Très pertinent, et en même temps hors du temps, de l’espace et de la vie elle-même… qu’est-ce que le temps sans espace, qu’est-ce que l’espace sans le temps, qu’est-ce que réciproquement la vie sans l’énergie et l’énergie sans la vie… merci pour ce texte

  5. Bonjour,
    Pour ma part, il n’y a pas de temps, on navigue soit pour évoluer ou être curieux du monde extérieur, le temps, c’est un énorme multivers que certaines personnes qui peuvent voir.
    Mais pour d’autres, c’est juste un moyen de repère pour ne pas se perdre dans le néant, tout comme les termes de neuro, HPI ou THPI, une étiquette de plus pour se valoriser et ne pas s’y perdre pour être dans la norme.

  6. Merci pour ce texte de mots qui se cognent et forment un réseau de vents, qui gonflent la toile de la montgolfière. Ce texte qui s’envole ainsi libère et permet à l’esprit étriqué de conventions de voguer au-delà des mots et du sens pour se relâcher enfin dans le juste, le pressenti, savourer son maintien ferme et infini.
    De s’autoriser à frémir des pulsations divergentes de son esprit.
    Merci.

  7. Mais en fait qu’importe… Et puis merci d’arrêter de vouloir mettre les gens en case pour qu’ils répondent ou pas à un 100% de votre THPI… Encore un moyen de se valoriser sans aller bosser dans le fond ? Et puis vitesse de traitement de quoi ? De compréhension ? De geste ? Abstrait ? Physique ?

  8. J’ai 37 ans.
    Il y a 3 jours, j’ai découvert que j’étais THPI.
    J’ose enfin lire des articles s’y rapportant…
    Vos textes me permettent d’atterrir et sont une invitation à accepter la personne que j’ai cachée durant ces nombreuses années.
    Je ressens chacune de mes cellules qui réclament mon authenticité. Je sens mon âme s’ouvrir.
    Moi qui ai tellement freiné toute ma vie. J’ai envie de renaître et d’embrasser ma multipotentialité. J’ai envie de me découvrir au monde.
    Je pense qu’au cours des 12 prochains mois, nous aurons l’occasion de nous croiser cher Matthieu. À très bientôt.

  9. Merci pour ce témoignage qui paraît incompréhensible et incohérent pour beaucoup de monde mais tellement parlant pour nous. Ça fait plaisir de voir que l’on n’est pas seul. Force à vous

  10. Pour la première fois, j’ai l’impression que quelqu’un parle la même langue que moi sur cette Terre. C’est étrange, on dirait que tu as fouillé dans ma tête et défait cet énorme nœud de pensées confuses. Mes idées ont été ordonnées et traduites en français, ça m’a fait pleurer. Je me suis sentie moins seule un instant. Merci. xox

  11. Bonjour, je recherche un ou une psychiatre ou psychologue THQI vers le nord de la France. Ça fait 14 ans que je recherche.
    J’ai toujours le même problème avec les HP. S’il vous plaît, merci

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